Anthologie

C.G. Jung : La réalité de l’âme
1998 et 2007 (2 tomes) – Livre de Poche, Hachette

Tome I : Dynamique de l’inconscient

A l’école de Freud, puis en rupture avec lui, Jung aura été un des géants du XXe siècle dans l’étude de l’inconscient. Notre souhait est ici de le présenter tel qu’il est et tel qu’il pense, dans un retour rigoureux aux textes, loin des images répandues ou des légendes qui courent à son sujet. Ce premier volume, Structure et dynamique de l’inconscient, par des extraits sélectionnés de textes aussi importants que Métamorphoses de l’être et ses symboles, l’Energétique psychique, La Psychologie du transfert, Les Racines de la conscience, etc., fait le point sur la notion d’inconscient collectif ou sur l’idée d’archétype tout à fait différente de ce qu’on croit d’habitude sur le concept d’énergie psychique et, beaucoup plus largement, sur le processus et sur la dynamique interne de l’inconscient le plus profond qui, faute d’être intégrés à la conscience autant qu’il est possible, peuvent renverser leur fécondité dans la pire des aliénations.

Tome II : Manifestation de l’inconscient

Le second tome, s’attache quant à lui aux traces vivantes de notre activité psychique, dans des domaines aussi différents que ceux de la religion, de l’alchimie, de l’art ou de l’histoire.

Une introduction raisonnée, un compendium général de l’une des œuvres les plus foisonnantes de ce siècle.

C.G. Jung : Le divin dans l’homme – Lettres sur les religions
1999 – Albin Michel

Toute sa vie, Carl Gustav Jung a travaillé sur les rapports subtils qui lient la psychologie et le sentiment religieux. Loin de voir dans la religion un phénomène d’illusion ou une forme sublimée de névrose obsessionnelle, il a toujours considéré que la « fonction religieuse » était constitutive de l’inconscient. Cherchant à cerner avec le plus de précision possible cette dimension incontournable de l’âme, il en a décrit les représentations symboliques encore vivantes dans de nombreuses traditions spirituelles. Mais il a toujours refusé de se prononcer sur le « divin en soi », ou sur la vérité de quelque religion que ce soit.

C’est dans sa correspondance que Jung s’est expliqué le plus clairement sur sa position à la fois rigoureuse et périlleuse concernant la religion. Ses lettres sur « l’image de Dieu », sur le christianisme, le judaïsme ou les spiritualités orientales, rassemblées et présentées ici par Michel Cazenave, révèlent l’authenticité d’un scientifique ouvert à l’expérience intérieure.

Louanges à la Vierge
1996 – Imprimerie Nationale

Hymnes latines à Marie (IVe – XVIe siècle)

La Vierge Marie a très vite été pour le peuple chrétien une figure d’élection. Mère du Christ, et bientôt Mère de Dieu, elle est, comme l’appelle Saint Bernard, l’aqueduc de la grâce – la Médiatrice qui prie pour le salut de chacun, l’étoile de la mer qui guide les pécheurs par les flots tourmentés de leur misérable existence.

Toujours prête à comprendre, à pardonner pourvu qu’on l’aime d’un pur amour et qu’on s’adresse à elle avec toute la confiance que l’on met dans sa Mère, rose mystique qui s’éploie au front des cathédrales, rosace de lumière qui explique la pénombre, elle est la femme de lune couronnée de soleil que les foules ont chantée à travers tous les siècles : le dernier refuge, le dernier espoir, la Mère surnaturelle qui fut conçue sans tache, « la clémente, la pieuse, la douce Vierge Marie ».    Michel Cazenave

Anthologie de la poésie de langue française du XIIe au XXe siècle
1994 – Hachette

La présente Anthologie de la poésie de langue française remonte aux sources de notre génie poétique. Pour la première fois, notamment, la richesse et la diversité de la poésie antérieure à la Renaissance sont entièrement restituées – et cette remise à jour dissipe bien des idées reçues.

Souvent considérées, hors du cercle des érudits, comme primitive, rudimentaire ou naïvement maniérée, cette poésie se révèle en effet très proche de nous, dans le raffinement de sa forme, comme dans son inspiration amoureuse, facétieuse ou tragique.

Nous redécouvrons le lyrisme de l’école d’Arras, la magie verbale des Grands Rhétoriqueurs, l’épanouissement truculent ou nostalgique des contemporains de Villon, mais également bien des richesses insoupçonnées des siècles suivants.

La poésie de langue française jaillit ici d’une seule coulée, des origines mêmes de notre langue à ses expressions contemporaines, en France et à l’étranger.

Un lexique des formes poétiques, des tables détaillées par auteurs et par textes, ainsi qu’une bibliographie raisonnée font de cet ouvrage de référence un instrument de travail en même temps qu’un appel à la découverte et à la rêverie.