Directions

De la science à la philosophie – Y a-t-il une unité de la connaisance ?
2005 – Albin Michel

Actes du 1er Colloque international de Bruxelles – 2001

Depuis 2001, France Culture et l’Université libre de Bruxelles, l’une des plus prestigieuses universités d’Europe, se sont associées pour organiser tous les ans un colloque international francophone sur les sujets qui font question dans le monde contemporain.

Alors que l’éclatement et la spécialisation des savoirs semblent avoir totalement fragmenté notre connaissance ; alors que les rationalités philosophiques et scientifiques, la poésie et l’expérience mystique semblent s’être séparées dans des domaines irréductibles si ce n’est même opposés, il a semblé intéressant, dans un effort transdisciplinaire qui réunissait, entre autres, physiciens, psychologues et philosophes, de s’interroger sur une unité globale de la connaissance.
Celle-ci implique-t-elle l’unité essentielle de l’être humain, ou l’unité du monde dans lequel nous sommes plongés – ou éventuellement même ces deux unités elles-mêmes réunifiées ?

Unité du monde, unité de l’être ?
2005 – Dervy

Y a-t-il une unité de l’homme, du monde, de l’être en tant que tel ? Et si oui, y a-t-il une unité de ces différentes unités, y a-t-il vraiment de l’Un qui transcende la multiplicité des étants ?

Cette question, posée par Platon, qui innerve la pensée de ses successeurs aussi divers que Plotin, le Pseudo-Denys, Scot Erigène, Maître Eckhart, Marsile Ficin, pose le problème du pouvoir de la Raison à exprimer son origine, c’est-à-dire, en fin de compte, à excéder ses limites, alors même que ces limites ont été reconnues par une démarche rationnelle et par une investigation sans réserve de toutes les connaissances.

Cette éternelle question sur le Principe initial, la source unique de toutes les manifestations, Michel Cazenave la repose aujourd’hui aux meilleurs physiciens et métaphysiciens contemporains.

Bible et religion
2002 – Desclée de Brouwer

On nous a tant parlé de la Bible que nous croyons la connaître. Mais l’avons-nous jamais vraiment lue ? et sommes-nous conscients de ce qui s’y exprime ?

Le présent ouvrage propose un retour au texte originel dans ce qu’il a de plus mystérieux et souvent de plus déroutant, en croisant les lumières du Talmud et de la cabale, mais aussi celles de la théologie contemporaine et de la psychanalyse. Le texte hébraïque y est interrogé à nouveaux frais, dans cet esprit qui veut que la lettre ne s’anime que dans et à travers la pertinence du commentaire.

A quoi s’ajoutent des méditations sur les deux moments fondateurs du Testament chrétien, la Nativité et la Passion, et une réflexion sur les rapports de la psychanalyse avec le « texte sacré », Freud, Jung et Lacan étant issus successivement du judaïsme, du protestantisme et du catholicisme.

Le Féminin spirituel
2001 – Desclée de Brouwer

La mode est aujourd’hui à la réévaluation et à l’exaltation du « féminin » qui viendrait sauver le monde. Mais de quel féminin s’agit-il ? Et quelle est sa relation à l’Esprit et au Divin ?

C’est une première exploration qui est ici tentée, avec les meilleurs spécialistes en philosophie et en histoire des religions, pour cerner ce féminin spirituel en relation avec les grands textes sacrés et certaines des plus grandes traditions religieuses de l’humanité.

Démarche ouverte, sans a priori ni exclusive, le présent ouvrage, en s’ancrant dans la réflexion et la connaissance, évite le féminin fantasmatique qui a trop souvent cours pour dessiner les traits d’un féminin qui porte en lui la lumière de l’Esprit.

L’Homme dans ses univers (avec J. Audouze, J.C. Carrière, M. Cassé)
2000 – Albin Michel

L’unité de l’homme et de la connaissance est un thème qui fait aujourd’hui l’objet de débats passionnés dans la communauté scientifique et plus largement dans l’ensemble de la communauté intellectuelle. Ne serait-il pas temps en effet de dépasser les hyper-spécialisations dans lesquelles le savoir se fragmente à l’infini et où nous finissons par oublier que c’est toujours le même homme qui est en jeu ?

Il s’agirait donc d’opérer une  » remise en culture  » de la science et plus particulièrement de renouer le dialogue, interrompu depuis un peu plus d’un siècle, entre la science et l’art. Les avancées de la science nous aident beaucoup sur ce point : depuis la cosmologie moderne actualisée dans la théorie du big-bang, comme depuis la révolution darwinienne, il est en effet admis que l’histoire à la fois de l’univers et de la vie sont les témoignages de la complexité croissante des potentialités créatrices de la nature.

D’où la question qui se pose : quel est le rapport, le lien entre cette créativité de la nature et celle propre à l’homme ?

Dictionnaire de l’ignorance – Aux frontières de la science
1998 – Albin Michel    2000 – Hachette Littérature « Pluriel »

Au fur et à mesure que la science élargit le champ du savoir, nous nous apercevons, d’une façon paradoxale, que l’ignorance s’étend elle aussi. Chaque nouveau problème résolu entraîne souvent l’apparition de nouvelles énigmes, de sorte que le processus de recherches et de découvertes nous apparaît constamment. Les frontières de la connaissance semblent ainsi se déplacer sans arrêt, faisant naître des questions jusqu’alors insoupçonnées. Mais ces problèmes nouveaux sont salutaires. Jetant de nouveaux défis à la science, ils obligent à avancer dans un mouvement perpétuel sans lequel, peut-être, elle s’éteindrait assez vite.

Loin d’induire un soupçon, quant à la validité de la science, ni d’introduire un quelconque relativisme, ce Dictionnaire de l’ignorance essaie au contraire de déterminer, en regard des limites de notre savoir actuel, les hypothèses, les théories et les constructions scientifiques que les chercheurs de l’avenir auront à définir. Réunissant les contributions des meilleurs spécialistes – physicien, astrophysicien, généticien, épistémologue, psychiatre… – , il entend ainsi dessiner en creux ce que sera le visage de la science de demain.    Albin Michel

Charles de Gaulle (avec O. Germain_Thomas)
1973 – L’Herne    2000 – Fayard

Textes de :
Georges Bernanos, Vincent Berkelmans, Han Suyin, Olivier Messaien, Olivier Germain-Thomas, Stanislas Furnet, Pierre Rossi, Frédéric Grendel, Gaétan Picon, Patrick de Rosbo, Stanley Hoffman, Tadao Takemoto, Marc Lacroix, Michel Delpech, Pierre Boulle, Jean-Louis Barrault, André Malraux, Jean Auburtin, Jacques Vendroux, Alain Bozel, Jacques Massu, Louis Colinot, Maurice Clavel, François Flohic, René de Saint-Léger, Léopold Senghor, Pierre Jean Jouve, Armel Guerne, Marianne Deschepper, Jean Clarence Lambert, Gabriel Matzneff, Jules Roy, Abel Gance, Michel Cazenave, Jacques Laurin, Jean-Marie Cotteret, René Moreau, Jean Bastaire, Michel Desvignes, Pierre Dortiguier, Pierre Lefranc, Dominique de Roux, Charles Moraze, Norodom Sihanouk, Nguyen Thi Binh, André Thirion, Vincent Monteil, Jean-Marie Benoist, Leif Backlund, Mohammed Abd el Moneim, Jean Amrouche, Louis Vallon, Philippe de Saint-Robert, Nicolas Martin, Marino Piazolla, Simone Weil

Chronologie – Iconographie

Textes inédits de Charles de Gaulle : Note sur l’association capital/travail – Interventions sur la Constitution

La Face féminine de Dieu
1998 – Noêsis

Cela semble une évidence : la notion de Dieu ne pourrait ressortir que du genre masculin. C’est ce que nous dit d’ailleurs le mot même de Dieu que nous ne songerions pas à conjuguer au féminin. Or si tel est le cas, Dieu n’existe pas et c’est sa Face féminine qui le sauve de la perte qui le guette. Telle est l’idée qu’exposent les différents textes réunis dans ce volume.

Mais, le Féminin de Dieu, se revêt à chaque apparition d’une signification qui lui est particulière, singulière dans la relation établie avec celui qui le reçoit et le vénère. S’il mène au suprême, c’est dans une voie où se jouent les doubles enjeux de la pure connaissance et de l’expérience sprituelle concrète. Voilà pourquoi cet ouvrage balaie des champs qui recouvrent des temps et des spiritualités divers, où le lecteur pourra cueillir son miel selon ses préférences et évaluer ainsi la mystérieuse profondeur et l’extrême richesse d’une configuration que notre culture a largement essayé d’occulter.

L’Homme, la science et la nature : regards transdisciplinaires (avec B. Nicolescu)
1994 – Le Mail    1998 – Le Rocher

D’où vient la nécessité de la transdisciplinarité ? Est-elle le résultat d’un souhait d’ordre sentimental ou philosophique, idéologique ou social, poétique ou spirituel ?

En fait, la transdisciplinarité, ayant comme source la volonté de compréhension des résultats les plus généraux de la science moderne (et tout particulièrement ceux de la physique et de la cosmologie quantiques), apparaît de plus en plus comme une nécessité historique : celle d’une réconciliation entre le sujet et l’objet, entre l’homme extérieur et l’homme intérieur, et d’une tentative de recomposition des différents fragments de la connaissance. La transdisciplinarité est donc la conséquence nécessaire de l’entièreté de l’être humain, individuel et social, qui est, après tout et malgré tout, l’enjeu majeur de la connaissance.

Nous assistons aujourd’hui à une floraison d’écrits et de colloques animés plus ou moins explicitement par ce qu’il convient d’appeler une attitude transdisciplinaire, point de départ d’une recherche du même nom.

Ce livre a l’ambition de se présenter comme un témoignage sur la situation actuelle de cette recherche transdisciplinaire. Il rassemble des scientifiques, philosophes, artistes et responsables d’organismes internationaux, intéressés par cette nouvelle approche.    Le Mail

Encyclopédie des Symboles
1996 – Le Livre de poche, Hachette    1997 – France Loisirs

Figures extraordinaires, images mystérieuses, constructions fantasmagoriques, fantasmes, mais aussi éléments directement issus de la réalité : les symboles fascinent, déroutent et peuvent parfois donner l’impression de participer d’un monde énigmatique, proche de l’irrationnel. En fait, ils sont l’un des matériaux premiers de la conscience et relèvent autant du rêve que d’un vaste fond culturel. De là l’importance qu’il y a, aujourd’hui, d’en fournir un relevé encyclopédique aussi riche et aussi complet que possible : pour découvrir l’arrière-scène des mots les plus communs et des cultures, qui parfois semblent les plus familières. Ainsi le blanc, symbole de virginité en Occident, était signe de mort chez les Aztèques et reste encore de nos jours signe de deuil ou de vieillesse en Chine. L’arbre, quant à lui, représente la Création dans la plupart des cultures. Comme l’échelle, marque de la communication entre les hommes et Dieu chez les chrétiens, devient celle de la connaissance dans un rite écossais de la franc-maçonnerie…

Par une iconographie abondante, des centaines d’articles synthétiques et précis, des milliers de termes expliqués, cet ouvrage devrait aiguiser la curiosité du lecteur et l’inciter à réfléchir sur cet inépuisable ensemble de figures qui constituent et nourrissent l’univers symbolique.

L’encyclopédie des symboles s’adresse à la fois au curieux, à l’amateur de découvertes et de rêves, et au spécialiste désireux de parfaire ses connaissances. Un texte de référence.

Carl Gustav Jung
1984 – L’Herne    1990 – Le Livre de poche, Hachette

Textes de :
Henry Corbin, John Freeman, David L. Miller, Jef Dehing, Marie-Louise von Franz, Pierre Solié, José F. Zavala, Hélène Kiener, Claude Maillard, Andréi Plesu, Gilbert Durand, Luigi Aurigemma, Christian Gaillard, Marcel Schneider, James Hillman, Roland Cahen, Susanne Kacirek-Delord, Rosemary Gordon-Montagnon, Geneviève Guy-Gillet, Hélène Wiart-Téboul, Denyse Lyard, Gilles Quispel, Françoise Bonardel, Daryush Shayegan, Magda Kerényi, Ernst Benz

Correspondances, repères biographiques, iconographie, bibliographie

Textes inédits de Carl Gustav Jung :
Réponses à des questions sur Freud – Adaptation, individuation et collectivité – Le Soi dans la psychose – Considérations actuelles sur la schizophrénie – La question de l’intervention médicale – Les sept sermons aux morts – Lettre à Gilles Quispel sur la gnose – Alchimie et psychologie – Commmentaires sur le Kundalini Yoga – Face à face avec John Freeman – Lettre à Hélène Kiener sur le Christ – Lettre à Erich Neumann sur « réponse à Job » – Religion et psychologie, réponse à Martin Buber – Lettre au père de Bruno – La psychologie analytique est-elle une religion ? – Lettre à Gilles Quispel sur la synchronicité – Lettre à Michaël Fordham sur la synchronicité – Lettre à B.L. Grant Watson – Lettre à Héléne Kiener sur le Soi – Le jeûne miraculeux du frère Nicolas – Le problème du quatrième – Lettre à Albert Oeri

Histoire et imaginaire
1986 – Poiesis

L’une des tendances lourdes de la discipline historique a été, pendant longtemps, de prétendre à une objectivité du type de celle des sciences exactes, d’où la notion d’imaginaire était largement évacuée – ou à tout le moins banalisée comme un phénomène de superstructure.

Au moment où les sciences physiques ont été amenées à remplacer, selon le mot de d’Espagnat, cette notion traditionnelle d’une objectivité forte par celle, bien plus subtile, d’une objectivité faible, il était sans doute normal que les sciences humaines et l’histoire évoluent à leur tour et fassent rentrer dans leur champ d’études, comme un phénomène majeur, l’apparition et le jeu de l’imaginaire dans ses multiples fonctions sociales, politiques ou économiques.

A partir d’une série d’entretiens diffusés par France Culture, et avec des historiens ou des anthropologues confirmés, ce livre tente de faire le point sur ces rapports de l’histoire et de l’imaginaire qui sont en train de voir le jour – et où on voit l’imaginaire, dans un double mouvement, être tantôt le produit, tantôt le producteur de l’histoire.

Conceptions du pouvoir, révolution agricole au néolithique oriental, mouvements sociaux modernes ou représentations de la maladie ou de la mort, on se rend compte que l’imaginaire est partout présent ; que l’histoire, en fin de compte, ne saurait en être dissociée ; et qu’on peut tenter, aujourd’hui, de commencer à en bâtir une science toute nouvelle.

Sciences et symboles : Les voies de la connaissance
1986 – Albin Michel

Dans de multiples domaines, notre siècle a été celui des révolutions. Révolution en physique, avec la théorie de la relativité et la naissance de la physique quantique. Révolution cosmologique, avec la théorie du Big-Bang et l’idée d’une histoire de l’univers. Révolution en biologie, avec la découverte de l’ADN et, aujourd’hui, avec la notion d’auto-organisation. Révolution en épistémologie et en philosophie des sciences, avec une réévaluation des processus scientifiques eux-mêmes.

A ces révolutions des sciences de la nature, correspondent d’autres bouleversements dans les sciences de l’homme, comme la mise au point de la psychanalyse et de la psychologie des profondeurs, l’extension de la méthode phénoménologique, la constitution de l’ancienne histoire des religions dans de nouvelles sciences religieuses.

Pour faire le point sur ces différents problèmes, pour explorer ces différentes voies de la connaissance (voie scientifique « dure », voie psychique, voie spirituelle), le colloque de Tsukuba, organisé conjointement par l’université japonaise du même nom et par France Culture, a tenté de mener un effort interdisciplinaire rigoureux où chacun pouvait exposer ses recherches et ses réflexions, et les confronter avec les recherches et les réflexions des autres.

La diversité, ici, est très grande, puisque de trouvent réunis des physiciens, des biologistes, des mathématiciens, des neurophysiologues, des psychiatres, des psychanalystes et des épistémologues – en face de traditions spirituelles dont on a voulu l’éventail très ouvert : christianisme oriental et romain, judaïsme, islam, hindouisme, bouddhisme et shintô.

En fin de compte, c’est aussi la nature du réel qui est ainsi interrogée, et la question qui est soulevée de la possibilité ou non d’une réunification de l’homme aujourd’hui par la mise en commun de l’ensemble de ses richesses.

André Malraux
1982 – L’Herne

Textes de :
Léon Trotsky, Claude Tannery, Georges Bataille, Pol Gaillard, Jean R. Carduner, Philippe de Saint Robert, Bertrand Poirot Delpech, Karen D.Levy, Joseph Jurt, Micheline Tison Braun, Jean-Pierre Gayerie, Martine de Courcel, Jean Lacouture, Jaume Miravitlles, Walter G. Langlois, Charles de Gaulle, René Andrieu, Shinichi Ogasawara, Philippe Delaroche, Albert Sonnenfeld , Claude Michel Cluny, Hector McGillivray, Pascal Sabourin, Lucien Curzi, T. Jefferson Kline, Geneviève James, Tom Conley, Brian Thompson, Ph. et F. de Saint-Chéron, Takao Aeba, Yves Beigbeder, Tadao Takemoto, Françoise Doyen, Horst Hina, Gérard Leclerc, David Bevan, Mgr Charles Moeller, Francoise Dorenlot, Henri Peyre, Marcel Arland

Chronologie, iconographie et bibliographie

Textes inédits d’André Malraux :
Consolation ou apaisement, je ne crois pas – La question des « Conquérants » – Réponse à Trotsky – Des origines de la poésie cubiste – Lapins pneumatiques dans un jardin français – L’Expédition d’Ispahan – Elle a des ailes ! – A propos des « Hôtes de passage » – Lettre à Monsieur Brun – Sur le fascisme en France – Occident et Orient – De l’Espagne à la France – Note sur la « La métamorphose » – Nous n’accédons à l’infini que par un escalier – Le rendez-vous de l’histoire et de la liberté – Les réalités et les comédies du monde – L’œuvre d’art n’est pas une pierre – L’attitude de l’artiste – Sur l’héritage culturel – L’innocence et le divin – Rouault : Dieu et Satan – Ce qui fut le meilleur chez nous – Qu’est-ce que l’Asie ? – L’interrogation de la vie – La mort au Japon – A propos de la réincarnation – L’homme et le fantôme – Un panier plein d’étoiles – Un frémissement de flammes

Science et conscience – Les deux lectures de l’univers
1980 – Stock

«Pour Blake, écrit Kathleen Raine, l’erreur radicale de la civilisation moderne consiste dans la séparation existant entre l’esprit et son objet, la nature.»

La science, et notamment celle du XIXe siècle avec le positivisme, a longtemps discerné la démarche scientifique de la démarche spirituelle, produisant des antagonismes stériles comme ceux de l’idéalisme et du matérialisme.
Réalité physique du monde contre réalité intérieure de l’homme.
Mais à la suite d’Einstein, de la physique quantique, ou la neurophysiologie, les limites de la rationalité ont brusquement éclaté. Le champ de la connaissance s’est élargi à toutes sortes d’interprétations ; sur les phénomènes de conscience dans la matière ou la perception sensorielle du cosmos ou encore la transmission de pensée et d’autres phénomènes considérés auparavant comme fantaisistes.
Et nous vivons aujourd’hui une véritable révolution intellectuelle où les vieilles dualités corps-esprit, âme-matière n’ont plus le même sens.

C’est pour faire le point sur ces sujets que France Culture a réuni dernièrement à Cordoue des physiciens des neuro et des psycho-physiologistes, des psychanalistes, des historiens et des religieux. Sans procécer à aucune affirmation, mais beaucoup plus dans un esprit d’ouverture, ce colloque a essayé de définir un nouveau champ où science et imaginaire pourraient se réconcilier.

Avec la participation de :
Léon Askenazi, du Centre d’Études Juives de Jérusalem – David Bohm, Professeur de Physique théorique à l’Université de Londres – Paul Chauchard, Directeur d’Étude en Neurophysiologie à l’École Pratique des Hautes Etudes – Olivier Costa de Beauregard, Directeur de Recherche en Physique théorique au CNRS – Gilbert Durand, Directeur du Centre de Recherche sur l’Imaginaire – Willis Harman, Directeur du Centre d’Études de Politique Sociale au Stanford Research Institute International­Elie Humbert, Ancien Président de la Société Française de Psychologie analytique – Yujiro Ikemi, Président de la Conférence Internationale de Médecine Psychosomatique – Brian D. Josephson, Prix Nobel de Physique – David Miller, Professeur de Religion à l’Université de Syracuse – Karl Pribram, Professeur au Laboratoire de Neuroscience à l’Université de Stanford – Hubert Reeves, Directeur de Recherche en Astrophysique an CNRS – Daryush Shayegan, Professeur d’Indologie et d’Islamologie comparée – Pierre Solié, Psychanalyste.