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Physique sur le feu, un cours de physique accéléré – Michel Cassé
2019

 

Voici un texte parmi une dizaine que nous devions publier avec notre cher et regretté Michel Cazenave

….je vous le livre tel quel.

Faites en une étole étoilée.

Stellaires amitiés

Michel Cassé

(Astrophysicien, écrivain et poète français)

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PHYSIQUE VITE SUR LE FEU

UN COURS DE PHYSIQUE ACCÉLÉRÉ

Tout accélère de nos jours, l’histoire, et même l’expansion de l’univers. Mettez vos ceintures et troquez vos bonnets d’astronomes mollement assis contre des combinaisons d’astronautes.

Deux triangles, rectangle et équilatéral suffirons pour faire dire l’essentiel aux relativités restreintes et quantifiées.

Commençons par le triangle rectangle. P,M,E

P est l’impulsion (P= pc) M est la masse (M = mc2) et E l’Energie.

E*2 = P*2 + M*2

Quant au triangle équilatéral il consacre la solidarité du genre physique ETE

Energie-(masse) Matière-Temps-Espace

Les trait d’union entre énergie et temps, espace et matière et espace et temps sont h, G et c…

Et le clavier de correspondance

E = mc*2

E = hυ

Il faut y ajouter la thermodynamique

E = kT

Et la gravitation E =-GM/r

Le tableau est maintenant complet, il faudrait le graver au frontispice des académies et des églises, synagogues, mosquées et temples zen

E = mc*2 avec les portraits d’Einstein

E = hυ (Planck)

E = kT (Boltzmann)

E = -GM/r  (Newton)

Base : espace et temps sont de toute évidence liés par la vitesse de la lumière

Et enfin Matière/Energie par G, constante de la gravitation universelle

G = M. La matière courbe l’espace.

Deuxième triangle, rectangle celui-ci

Côtés M et P, hypoténuse E : E *2 = P*2 + M*2

d’où M2 = E2-P2 (invariant relativiste)

Cette équation a deux racines.  Positive : Matière, et négative antimatière, de même masse mais de signes opposés.

Ou sont les mondes perdus de l’antimatière?

Faute de les avoir trouvés dans notre univers on imagine qu’ils sont dans un autre.

Qui a passé l’espace au fer à friser ?

Broderie de motifs baroques sur canevas d’espace, variétés de Calabi-Yau, mais pour simplifier nous broderons des rosaces multidimensionnelles… simples boucles enchevêtrées, toutes de mêmes rayons, paniers d’osier, cages à oiseaux…Rien à l’intérieur, ce qui compte c’est la vannerie, la broderie, la forme, bref la topologie et non le contenu.

Ces boucles doivent être invisibles, et de petite taille, car elles ne se sont jamais manifestées aux yeux des physiciens des particules jouant de leurs grands accélérateurs et ont échappé aux microscopes électroniques. Leur petite taille laisse supposer, d’après le bon principe quantique, (petite taille requiert haute énergie) que pour les exciter, les faire sortir de l’ombre il va falloir ne pas lésiner en énergie.

A courte distance, la gravité est modifiée, ½ à 1 :r3 etc … la montée vers 0 est plus raide…Ce qui signifie que la gravité s’amplifie énormément, prend de la force, au point de rivaliser avec l’interaction électrofaible. Des limites sévères ont été imposées sur la taille des ED étendues, supposées circulaires[1] et de même rayon (échelle de compactage) L’idée est la suivante : elle tire profit des tours de KK des gravitons, le G normal est celui qui circule dans notre bas monde (bas en nombre de D s’entend…notre branche…Si le graviton fait des petits tours dans les ED, La gravité se sépare, une partie va dans les ED, l’autre reste dans la branche, ainsi la G intégrale est plus forte que celle que l’on perçoit dans notre branche, notre monde, l’espace- tridimensionnel.

L’équipe du satellite gamma américain Fermi Large Area Télescope (Fermi-LAT) a établi des limites de flux de 6 étoiles à neutrons. En calculant la production de gravitons massifs dans le cœur effondré des étoiles massives (future étoile à neutron), leur séquestration par l’étoile à neutron, essaim au tour des étoiles à neutrons, et leur désintégration en rayons gamma. L’absence constatée d’émission gamma (à la précision de la mesure) d’une demi-douzaine d’étoiles à neutrons implique une limite sur la taille des ED. Considérant un nombre de ED entre 2 et 7, de même rayon, des limites strictes s’imposent ; plus restrictives que celles d’EGRET (sur les étoiles à neutrons individuelles, mais pas sur la population qui loge dans le bulbe galactique) Ces limites sont plus sévères que celles du LHC pour n <4.

L’union fait la force

Un simple aimant suffit à ravir une aiguille à la Terre, ce qui ne va pas sans émotion dans les cénacles de la physique. Entre deux protons la force de répulsion électrique est 1039 fois supérieure à la force d’attraction gravitationnelle.

Dans le Modèle Standard de la physique des particules la gravité est laissée pour compte, et elle n’est pas unifiée avec les autres forces…Les 3 forces quantiques coalisées puissantes et conquérantes et la gravité, faible, presque débile, isolée, attaquée de toute part par ceux qui veulent la quantifier dessinent le panorama bancal de la physique actuelle.

Alors se pose un problème crucial de hiérarchie ; on s’étonne de la disparité de la force électrofaible et de la gravitation, illustrée par la différence gigantesque des énergies de Fermi -brisure de la symétrie électrofaible par le boson de Higgs_ : 0,1 TeV) et de Planck (gravité Quantique, prise d’indépendance de la Gravité, cessation de la gravité et du divorce Quantique/Gravitationnel). Une énergie vaut mieux que deux. Laquelle est la fondamentale, la seule à laquelle apporter crédit et priorité ontologique ?

Et la gravité cessera-t-elle de souffrir de son complexe d’infériorité ? Comment regonfler la gravité ?

Le gonflage est à la mode : inflation…

L’univers gémit de se voir séparé en individus.

Nous ne percevons qu’une partie de la gravité, une branche, le tronc est ailleurs, il est planté dans l’espace supplémentaire, celui que nous ne voyons pas ni ne ressentons… Celui dans lequel nous ne tombons pas. En vérité, la gravité est forte, croyez-moi mes frères… Ainsi prêchent les zélateurs des ED, hallucinés de l’arrière monde [2]

Cette hiérarchie se manifeste par le fait que l’échelle de masse électrofaible, typiquement celle du boson de Higgs, une centaine de GeV, disons 1 TeV, est 1016 fois inférieure l’énergie de Planck (énergie supposée à laquelle les deux cariatides de la physique qui se regardaient en chien de faïence se sourient). Ainsi l’harmonie physico-mathématique est-elle rétablie dans un monde platonicien à 9 ou 10 dimensions d’espace (selon les cordeliers adeptes de la théorie des supercordes), les échelles électrofaible et de Planck arrivent à se confondre, et la gravité quantique est censée être à portée de LHC. Et le CERN devient usine à micro-trous noirs !

Rêve pour les physiciens, cauchemar pour d’autres. La crainte a été dissipé : par les rayons cosmique. Le monde n’a pas disparu sous leur impact…et ils sont bien plus énergétiques que les particules accélérées de main d’homme. Et ces trous noirs, à bien les regarder, ont la bouche trop petite pour téter et occasionner le moindre dommage et de surcroit ils ne vivent pas plus qu’une fraction infime de seconde.

Jusqu’ici aucun d’entre eux ne s’est manifesté, ce n’est pas faute d’avoir cherché. ATLAS et CMS, les deux grands détecteurs du LHC ont bien ouvert  les grands yeux, mais rien…nada…L’amour d’une chimère est le plus fidèle des amours et le noir est la plus haute lumière de l’illumination et de la théologie négative.

 En une nuit obscure……Trou noir dans la connaissance.

Michel Cassé.

[1] ou plus exactement toroïdales

[2] C’est ainsi que Nietzsche qualifie les platoniciens

Le pays qu’habitait Albert Einstein – Etienne Klein
2016 – Actes Sud

 » Albert Einstein, c’est l’audace intellectuelle alliée à une fraîcheur déconcertante, c’est l’imagination ardente soutenue par une obstination imperturbable. Mais comment approcher une façon de penser et de créer à nulle autre pareille ?

Étienne Klein est parti sur ses traces, il s’est attaché aux époques et aux villes où le destin d’Einstein a basculé : Aarau où, à seize ans, Einstein se demande ce qu’il se passerait s’il chevauchait un rayon de lumière ; Zurich, où il devient ingénieur en 1901 et se passionne pour la physique expérimentale ; Berne où, entre mars et septembre 1905, il publie cinq articles, dont celui sur la relativité restreinte qui révolutionnera les relations de l’espace et du temps, tout en travaillant à l’Office fédéral de la propriété intellectuelle ; Prague où, en 1912, il a l’idée que la lumière est déviée par la gravitation, esquissant ainsi la future théorie de la relativité générale. Puis Bruxelles, Anvers et, enfin, Le Coq-sur-Mer où, en 1933, Einstein se réfugie quelques mois avant de quitter l’Europe pour les États-Unis. Définitivement.

Albert Einstein (1879-1955), c’est une vie d’exils successifs, arrimée à la physique. C’est un art du questionnement fidèle à l’esprit d’enfance. C’est un mystère qu’Étienne Klein côtoie avec autant d’affection que d’admiration. » (présentation de l’éditeur)

Synopsis – Hubert Reeves
2018 – Film

Depuis plus de vingt ans, Hubert Reeves met toute sa science, tout son poids médiatique, et toute son énergie au service d’une seule cause: la préservation et le renouveau de la biodiversité. Cet engagement est tel qu’il lui a valu d’être nommé récemment premier Président d’honneur de la nouvelle Agence française pour la biodiversité. LA TERRE VUE DU COEUR nous offre une occasion unique de partager son émerveillement sans cesse renouvelé pour la Vie, son engagement pour un avenir plus harmonieux, tout en donnant la juste mesure de la lutte sans merci à mener pour y arriver.
Philosopher et méditer avec les enfants – Frédéric Lenoir
octobre 2016 – Albin Michel

Ce livre raconte l’aventure extraordinaire que j’ai vécue avec des centaines d’enfants à travers le monde francophone, de Paris à Montréal, en passant par Molenbeek, Abidjan, Pézenas, Genève, Mouans-Sartoux, la Corse et la Guadeloupe. Pourquoi, en effet, attendre la classe de terminale pour aborder le questionnement des thèmes existentiels : l’amour, le respect, le bonheur, le sens de la vie, les émotions, etc. ? Les ateliers philosophiques que je mène montrent une étonnante capacité des enfants à penser. Au-delà des concepts, ils y apprennent les règles du débat d’idées et développent leur discernement et une réflexion personnelle.

Parce que les enfants ont souvent du mal à se concentrer, je fais précéder les ateliers d’une courte méditation, ou pratique de l’attention, qui permet à chacun de retrouver sa réceptivité sensorielle et d’être présent dans l’instant.

Pour tous ceux qui, parents, enseignants, éducateurs, souhaitent accompagner les enfants dans cette pratique de l’attention et des ateliers philosophiques, cet ouvrage propose une méthode et des outils concrets, dont un CD de méditations guidées.

Frédéric Lenoir