Théâtre

Michel Cazenave est également l’auteur de plusieurs pièces de théâtre :

2003-2004 S’abandonner, dit-elle présentée au festival « off » d’Avignon (Compagnie Dionysies)
jouée au théâtre de Nesles
1998-2000 Le chant d’Essylt adaptation du roman « Tristan et Iseut » (Compagnie Amoros et Augustin)
jouée dans plusieurs théâtres à travers France
1992 Pasiphaé oratorio dramatique monté pour la radio avec Anne Alvano
diffusé sur France Culture
1982 La légende de Yeso oratorio dramatique monté pour la radio
diffusé sur RFI (Radio France Internationale)
1970-1971 Lucia la sorcière jouée au théâtre des Anamorphoses
1969 Cabeza de Puma jouée au café-théâtre de l’Odéon
1968 Le Mystère de l’office des morts jouée au théâtre de l’Alliance Française

affiche "S'abandonner, dit-elle"Il crée, notamment, en septembre 2004 à Paris au Théâtre de Nesle, la version définitive de la pièce « S’abandonner, dit-elle » qui sera également représentée à Bruxelles et Avignon, puis reprise à Paris, en 2005 par le Théâtre de l’Ile Saint Louis, en 2005, 2006 et 2007 par le Théâtre de Nesles.

« S’abandonner, dit-elle »

Une femme dans une soirée rencontre un homme.
L’aimantation est immédiate. Ils passent une nuit intense.
Au matin, il s’enfuit. Et la pièce commence sur cet abandon.

Le sujet de la jouissance des femmes, disait en substance Jacques Lacan, c’est Dieu.
Et Carl Gustav Jung, pour sa part :  » C’est l’image du féminin qui ouvre à l’espace du divin, à l’expérience du sacré « .
Or, n’est-ce pas de cela même que les hommes ont souvent une peur panique ?
Comme s’il fallait s’abandonner pour se trouver, se perdre pour exister dans un au-delà de soi-même, se laisser ravir par la plus radicale altérité, jusque et y compris dans son corps et dans son sexe, dans un domaine où sexualité et spiritualité se rencontrent et se fondent l’une dans l’autre, pour découvrir la vérité de son identité la plus profonde…

Michel Cazenave


photo Florence MarguierFlorence Marguier : Jouer S’abandonner, c’est vivre une expérience des limites – cela nécessite une plongée à l’intérieur de soi puis, lentement, très lentement en épousant au plus près le texte, il s’agit de tendre vers le souffle qui l’a animé. (…) Il n’y a pas de personnage, au sens de figure ou de masque, mais une incarnation du principe féminin à travers ce qu’est une femme d’aujourd’hui qui explore son désir, se met en danger, s’abandonne à sa passion, son goût de vivre jusqu’au bout… le livre sans pudeur, mais avec une grande force poétique. Ne sommes-nous pas toutes attirées par ce besoin de connaissance, d’expérimenter avec plus ou moins de défi ces chemins du désir ? C’est ce que représente, selon moi, le véritable érotisme.
Carol-Ann Willering dans son travail de direction d’acteur a cherché à me rendre présente à cela, à ce qui se trouve derrière les mots, au souffle qui scande comme des vagues les grands mouvements de ce poème. Parfois on se laisse porter par ces mots, ou on lutte contre eux puis de leur rythme, de ce qu’ils drainent naît un sens nouveau, une émotion inattendue ? serait-ce cela, s’abandonner pour se découvrir à soi-même ?Extrait d’un entretien de Florence Marguier avec Patricia Darré (Châteauroux, sept.2004)

Toutes les informations sur le site de  Florence Marguier